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Nom et reflexes pavloviens | samedi 26 février 2005, 17h05

Mood: Neutral

Si l'on s'en referre aux mots eux-même, la chose est entendue, prénom - ou, en mettant l'emphase appropriée, pre-nom - clame haut et fort qu'il est supposé se placer avant le nom. L'affaire devrait donc être classé, Franck Deroche partout employé, et l'ordre Deroche Franck ne même pas venir à l'idée ( si je pouvais arrêter de faire des rimes comme ca sans le vouloir, ca m'arrangerait, je sens que ca va devenir rapidement lourd sinon ). Cependant, si c'est générallement bien le cas à l'oral, ou le prénom est générallement annoncé avant le nom, à l'écrit, le cas est moins tranché. La preuve dans mon cas particulier, la recherche sur Google de franck deroche n'amène qu'un seul résultat me concernant sur la première page, en derniere position, alors que celle sur deroche franck me fait figurer aux 3eme et 4eme place. Cela s'explique probablement en partie par le fait que j'ai d'assez nombreux homonymes ( enfin, c'est ce qu'il semble du moins ), mais aussi parce que j'ai nettement plus l'habitude d'indiquer à l'écrit mon nom sous la forme Deroche Franck.

Le facteur d'explication principal de ce phénomène, c'est à mon avis les innombrables copies à rendre à des profs sur lesquels j'ai eu à écrire mon nom. En effet, les profs semblent préférer que le nom précède le prénom sur la copie, car l'ensemble figurant sur la copie est alors exactement le même que celui figurant sur leur petit carnet de notes. Cet ordre Nom Prénom sur le carnet de note remonte à mon avis lui-même aux formalités administratives, et aux fameux champs nommés NOM et prénoms sur tous les formulaires - réellement, si on le met derrière, pourquoi ne pas l'appeller postnom plutot que prénom ?

Toutefois, il faut reconnaitre à l'administration qu'un classement prenant comme clé principale le nom plutot que le prénom est à priori plus pertinent. En effet, les noms sont à priori plus variés que les prénoms, et d'une facon générale, deux personnes portant le même nom ont plus de chance d'avoir un lien de parenté que deux personnes portant le même prénom - enfin, certaines personnes me diront que le choix du prénom détermine intégralement la vie de l'enfant, et que par conséquent, un classement par prénom regrouperait les gens par type de vie menés... Je dirais simplement que c'est rationellement pas vraiment défendable, et que si quand une personne change de nom, elle change générallement de vie, il serait souhaitable de distinguer cause et conséquence.

Ermmm, certains doivent commencer à se dire : Et ca nous amène où tout ca ?, et j'avoue que c'est une excellente question que j'suis en train de me poser aussi, parce que j'me suis un chouia perdu en chemin. Ah, voila, j'ai retrouvé le fil, on y retourne.

Ainsi, il semblerait que l'aspect pratique souhaite qu'on se détourne de la signification intrinsèque des termes nom et prénom. Et force est de constater qu'à force de nous le demander, c'est devenu chez moi un automatisme, un reflexe conditionné - encore appellé reflexes de Pavlov. Ainsi, un individu, mis dans une situation donné, aura tendance à agir en étant assez fortement influencé par son passé, c'est à dire des actions anterieurement prises dans des situations semblables et les conséquences que ses actions ont eu à la fois sur lui et son environnement. Cette idée, relativement bien accepté lorsqu'on la restreint par exemple au domaine professionel ( une personne avec de l'expérience sera engagée pour que ses connaissances passées permettent d'amoindrir le facteur risque sur un projet actuel ) devient relativement déroutante lorsuqu'on se dit qu'elle régit en réalité tous les aspects de la vie.

Par exemple, les TOC ne sont d'après moi que des reflexes conditionnés, avec l'inconvenient majeur de ne pas savoir d'ou provient le conditionnement de ce reflexe, ce qui rend son erradication des plus délicates. La question majeure reste de savoir dans quelle mesure le passé d'un individu détermine ses actions à l'instant présent, et elle peut être des plus déroutantes. Que devient la notion de libre arbitre dans l'éventualité d'un comportement déterministe de l'être humain ? Ce qui revient finalement à se demander s'ils existent des limites au conditionnement que peut s'imposer - et qui peut être imposer à - un être humain, et dans le cas d'une réponse positive à cette première question, quelles sont-elles ? J'avoue humblement n'avoir aucune réponse définitive à ses questions, et je ne suis pas sur que les voiles de ces mystères soient levés avant un bon bout d'temps.

Kévin à 17h16, le samedi 26 février 2005
Billet très intéressant ... mais pourquoi ce sujet ? Un lien quelconque avec ta vie en ce moment ? Tu as toi aussi des TOC, et tu veux pas nous l'dire ?!

DeFr à 20h29, le samedi 26 février 2005

Nope, une interrogation métaphysique matinale sur le mot prénom et mon pseudo : après tout, pourquoi DeFr et pas FrDe, le deuxieme serait plus en accord avec ce que le mot prénom veut dire... Oui, faut pas chercher, mon esprit part super loin quand j'suis en train de m'reveiller


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